Dans Podcast dédié au mois de l’homme noir, Diouf est revenu longtemps sur son parcours, ses rêves et ambitions.
Originaire du quartier populaire de la Médina à Dakar, El Hadji Malick Diouf est le pur produit d’un environnement bouillonnant où le football fait partie de la vie quotidienne. Il décrit son quartier natal comme « un endroit vibrant, avec des gens gentils et drôles ». La Médina a d’ailleurs vu éclore plusieurs internationaux sénégalais : Idrissa Gana Gueye (Everton), Pathé Ciss (Rayo Vallecano) ou encore Chérif Ndiaye (Samsunspor).
Une enfance loin des terrains de foot
Chez les Diouf, personne n’était passionné par le football. Le jeune Malick s’est d’abord essayé au tennis, avant que le ballon rond ne s’impose à lui comme une évidence. Mais sa mère ne voyait pas ce rêve d’un bon œil.
> « Ma maman n’était pas contente ! Elle disait : “tu ne joueras pas au foot”. J’allais à l’école, mais à chaque fois, je mettais mes crampons dans mon sac et je n’allais pas en cours, je partais jouer ! »
raconte-t-il en riant, avec une sincérité désarmante.
Repéré par l’académie Galaxy Football
C’est finalement à force d’obstination que sa vie bascule. Repéré par l’académie Galaxy Football, dirigée par l’ancien international sénégalais Salif Diao (ex-Liverpool), El Hadji Malick Diouf entame sa véritable formation de footballeur. Jonglant entre études et entraînements, il a souvent dû sécher les cours pour poursuivre sa passion. Un choix risqué, mais révélateur de sa détermination sans faille.
Premier contrat en Norvège
À seulement 18 ans, Diouf franchit un cap décisif en signant son premier contrat professionnel avec Tromsø, en Norvège. L’expérience se révèle « vraiment, vraiment difficile » à cause de l’isolement et du manque de soleil. Face à ces défis, il s’accroche à sa devise :
> « J’ai appris une seule phrase : ‘ne jamais abandonner’, et j’adore ça, donc j’y pense à chaque fois. J’ai travaillé dur là-bas et c’était la seule opportunité. »
Slavia Prague : le coup dur et la revanche
En janvier 2024, il rejoint le Slavia Prague en République tchèque. Son début est tumultueux : lors de son premier match européen contre le Milan AC, il écope d’un carton rouge qui entraîne une suspension de quatre mois. Mais Diouf ne se laisse pas abattre.
« J’ai pris un coach et à chaque fois que j’étais sur le terrain, je m’entraînais dur. Quand je suis revenu, c’était plus facile pour moi. J’ai commencé vraiment bien. »
Une mentalité forgée par l’entourage
Pour Diouf, sa force mentale est tout aussi importante que son talent technique. Il crédite ses parents, son agent, et surtout les conseils de Sadio Mané :
« Sadio Mané m’a dit la même chose : ‘Je connais ta qualité, mais je ne connais pas ta mentalité. Si tu es fort ici [dans la tête], tu seras un vraiment bon joueur’. »
Aujourd’hui, son parcours inspire les jeunes de la Médina et d’ailleurs : celui d’un garçon parti d’un quartier populaire, armé seulement de sa foi, de son talent et d’une volonté de fer.
