« Le sable m’a façonné. Pour nous, c’était naturel de jouer pieds nus. »
Dès les premiers mots de son entretien avec 51, le magazine du Bayern Munich, Nicolas Jackson replonge dans ses racines. De Ziguinchor à Munich, son histoire est celle d’un gamin qui a grandi avec le ballon comme unique horizon.
Sur les terrains de sable, pas de crampons, pas d’arbitre, pas de tribunes — seulement la passion. « Personne n’avait de chaussures, mais ça ne nous arrêtait pas. C’était notre terrain, notre école de vie », confie-t-il.
Cette enfance rude a forgé sa technique, sa créativité, mais aussi sa résistance. Aujourd’hui encore, Jackson garde cette insouciance du jeu de rue, qu’il considère comme une force :
« Jouer pieds nus m’a appris à être libre, à faire confiance à mes sensations. C’est ce qui me rend différent. »
À Munich, cette authenticité séduit déjà les supporters. Entre foi, travail et humilité, Nicolas Jackson reste fidèle au sable qui a façonné son destin.
