Finale de la CAN : Mamadou Sarr sur les traces de son père pour écrire l’histoire du Sénégal

Arrivé dans la peau d’un remplaçant à la Coupe d’Afrique des nations, Mamadou Sarr s’apprête à en jouer la finale, ce dimanche (20h), sous les couleurs du Sénégal face au Maroc. Une finale que son père Pape n’avait pas pu disputer avec les Lions de la Teranga en 2002.

Julien-Thomas Will – Aujourd’hui à 09:30 – Temps de lecture : 3 min

L’histoire familiale a pesé de tout son poids au moment du choix. Appelé en équipe de France chez les jeunes, Mamadou Sarr a bifurqué sur un nouveau chemin, en novembre dernier, pour enjamber la Méditerranée et répondre à l’appel de Pape Thiaw, le sélectionneur sénégalais.

Une demi-surprise quand on sait que son père, Pape Sarr, a porté le maillot des Lions de la Teranga à 27 reprises au tournant des années 2000. « Évidemment que ça a joué dans sa décision. Et il était très honoré d’être appelé pour disputer la CAN », confie-t-on dans son entourage.

Cette Coupe d’Afrique des nations devait, au début, n’être qu’un moment d’apprentissage pour un élément amené à s’installer pour les dix prochaines années. Une première compétition internationale, avant peut-être la Coupe du monde cet été, pour un jeune élément (20 ans) très prometteur et révélé au haut niveau sous les couleurs du Racing Club de Strasbourg lors de la saison 2024-2025, avant d’être transféré à Chelsea.

Changement de destin en demi-finale

Après avoir joué un petit quart d’heure contre le Bénin, lors du troisième match de poules, alors que la qualification était déjà acquise, le destin de Mamadou Sarr a basculé mercredi, en demi-finale, lorsqu’il a dû remplacer au pied levé, au milieu de la première période, « la légende » Kalidou Koulibaly dans l’axe de la défense sénégalaise.

Avec une prestation aboutie face à l’Égypte, il a réussi à dompter la redoutable paire d’attaquants Salah-Marmoush avec l’aide de son ami Moussa Niakhaté.

« Je connais ses qualités, c’est moi qui suis allé le chercher », sourit Pape Thiaw, qui avait pourtant opté pour Abdoulaye Seck en huitièmes de finale pour pallier la suspension de son capitaine. « C’est un joueur serein, malgré son âge, et on a besoin de sérénité face à des adversaires redoutables. »

Titulaire ce dimanche au stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, pour défier le pays hôte marocain, le défenseur prêté par les Blues au Racing est « sur son petit nuage », comme l’explique un proche.

« Il connaissait son statut avant la compétition, mais les circonstances font qu’il a eu sa chance. Il sort d’une prestation solide contre l’Égypte qui est le reflet de ce qu’il ressent depuis le début de l’aventure. Il est prêt pour demain. »

Contre le Maroc, Mamadou Sarr jouera pour lui, pour son pays, mais aussi pour son père, qui avait été privé de la première finale de la CAN de l’histoire du Sénégal, perdue contre le Cameroun, après avoir été expulsé en demi-finales face au Nigeria.

Vingt-quatre ans après, le fils a l’occasion de réécrire l’histoire familiale. Avec un titre de champion d’Afrique à la clé ?

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