Par Jongante – 3 mars 2026
Il ne s’attendait pas à une telle douche froide. Champion d’Afrique avec le Sénégal, revenu auréolé d’un titre continental, Yéhvann Diouf pensait retrouver son statut de numéro 1 dans les cages de l’OGC Nice. Mais à son retour de la CAN, le portier de 26 ans a découvert une réalité brutale : la hiérarchie avait changé.
Installé titulaire en son absence, Maxime Dupé a su convaincre. Résultat : six matches de championnat consécutifs sur le banc pour Diouf, sans la moindre minute disputée. Une “clim” difficile à encaisser pour un gardien recruté pour incarner le taulier du projet niçois.
Le tournant Claude Puel
L’arrivée de Claude Puel fin décembre a rebattu toutes les cartes. Profitant du départ de Diouf à la CAN, le technicien a choisi de faire confiance à Dupé. L’ancien Toulousain, 32 ans, a immédiatement répondu présent, multipliant les prestations solides et décisives.
Pour autant, Puel refuse d’acter une hiérarchie définitive. En conférence de presse, il a assuré que le poste de gardien n’était « pas figé », estimant Diouf « tout près » de son concurrent. Un message clair : la concurrence reste ouverte.
Un quart de Coupe pour relancer la dynamique
Preuve que le Sénégalais compte encore, le coach niçois a décidé de l’aligner en quart de finale de Coupe de France face au FC Lorient. Une manière de le « remettre en selle » et de lui offrir une opportunité de se repositionner dans la course.
En interne, le staff souligne son état d’esprit irréprochable. Malgré la frustration, Diouf ne lâche rien. Travailleur, discret, solide dans le jeu aérien – un secteur crucial en Ligue 1 – il conserve des arguments forts face à Dupé, davantage reconnu pour son calme et sa solidité sur la ligne.
Une bataille mentale autant que sportive
La situation rappelle la dure réalité du poste de gardien : une seule place, aucune rotation confortable. À 26 ans, Diouf se situe au cœur de ses meilleures années. Il lui faudra choisir entre patience stratégique ou réflexion sur son avenir si la situation n’évolue pas.
Pour l’instant, le Lion encaisse, travaille et s’accroche au mince fil tendu par Claude Puel. À Nice, rien n’est encore définitivement écrit.
