Le match contre la RD Congo a servi de révélateur. Si le talent individuel de nos attaquants est indéniable, l’équilibre global de l’équipe a été sérieusement mis à mal par un milieu de terrain en sous-nombre constant en seconde période
En voulant aligner Sadio Mané, Iliman Ndiaye, Ismaïla Sarr et Nicolas Jackson, le staff technique a ouvert des brèches béantes dans lesquelles les Léopards se sont engouffrés avec gourmandise au retour des vestiaires.
« Le premier rideau est éliminé trop facilement et notre double pivot se retrouve pris au piège. La RDC a parfaitement exploité la faille en plaçant son latéral au cœur du jeu pour créer une supériorité numérique fatale. »
Le constat est clair : face à une grande équipe organisée, le Sénégal ne peut pas se permettre d’avoir quatre joueurs qui défendent avec intermittence. Le milieu de terrain finit par craquer sous la pression, incapable de colmater toutes les brèches.
« Faut-il renforcer le milieu ? La réponse est tactiquement évidente. Sans une sentinelle supplémentaire ou un milieu plus dense, les Lions resteront vulnérables aux transitions rapides des adversaires de haut niveau. »
Pour la suite de la compétition, Pape Thiaw devra sans doute faire des choix douloureux. Sacrifier un nom ronflant en attaque pour stabiliser l’entrejeu pourrait être le prix à payer pour aller chercher le titre continental. Auteur : Jongante | Date : 28 Décembre 2025
