Par L’équipe de rédaction | Mis à jour le 30 Décembre 2025
Après deux journées intenses, les Lions de la Teranga abordent leur ultime duel de poule contre le Bénin, ce mardi à 19h GMT. Avec un bilan de 4 points, le Sénégal est virtuellement qualifié, mais le contenu des matchs contre le Botswana et la RDC appelle à une réflexion profonde sur l’équilibre du onze national.
Une défense solide face au défi de l’usure
Le sélectionneur Pape Thiaw a misé sur la continuité. La charnière centrale Koulibaly–Niakhaté s’est imposée comme un rempart infranchissable, offrant une assise précieuse. Cependant, la fatigue commence à poindre.
- Le point fort : Une complicité exemplaire et peu de buts encaissés.
- L’alerte : Des signes de relâchement physique en fin de match face à la vivacité congolaise.
- À surveiller : La gestion du latéral gauche Ismail Jakobs, dont l’activité incessante mérite peut-être un temps de repos.
Milieu de terrain : Un moteur robuste mais sans boussole
Le duo Gana Gueye – Pape Gueye assure un équilibre défensif remarquable. Mais ce profil « brise-glace » limite la fluidité du jeu sénégalais. Les transitions restent lentes et le manque de verticalité freine l’exploitation des espaces.
La recommandation : L’introduction de Pape Matar Sarr pourrait transformer ce milieu en un relais plus créatif, capable de casser les lignes adverses dès la récupération.
Attaque : Le paradoxe de l’inefficacité
C’est le chantier prioritaire. Si la production offensive est là, le réalisme fait défaut. Les statistiques sont révélatrices d’un manque de sang-froid devant le but :
Chiffres clés : 11 tirs contre la RDC (3 cadrés) et 28 tirs contre le Botswana. Un total de 4 buts pour près de 40 tentatives.
L’attaque tend à se concentrer dans l’axe, étouffant les capacités de percussion des ailes. Pour le choc contre le Bénin, une rotation avec Ibrahim Mbaye ou l’injection d’û attaquant de fixation pourrait redistribuer les cartes.
Avec un effectif de 28 joueurs, Pape Thiaw n’a utilisé que 17 éléments pour les deux premiers matchs. Cette approche favorise la stabilité mais limite les opportunités de faire souffler certains cadres et de tester des alternatives.
La prudence est de mise : des joueurs comme Krépin Diatta ou Pape Gueye doivent être protégés, tandis que des éléments comme Boulaye Dia, Cherif Ndiaye ou Pape Matar Sarr peuvent être injectés pour apporter du dynamisme et préparer les phases finales.
Perspectives tactiques pour le match contre le Bénin
Pour sécuriser la première place et préparer la suite de la compétition, plusieurs axes sont envisageables :
Introduire Pape Matar Sarr pour dynamiser le milieu et faciliter les transitions rapides.
Protéger Krépin Diatta, éventuellement remplacé par Antoine Mendy, afin de gérer le risque de suspension.
Injecter du sang neuf en attaque avec Boulaye Dia ou Cherif Ndiaye pour apporter plus de physique et fatiguer la défense adverse avant l’entrée des titulaires habituels.
Optimiser l’efficacité offensive, notamment en travaillant les centres et les combinaisons dans la surface adverse pour convertir plus d’occasions.
Les cartes en Main
Le Sénégal a les cartes en main. Pour sécuriser la première place sans griller ses cadres, Pape Thiaw devra oser la rotation. L’enjeu n’est pas seulement de battre le Bénin, mais d’arriver en huitièmes avec une équipe fraîche, un milieu inspiré et une attaque enfin chirurgicale.
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