Mur marocain : ce que la défense du Maroc dit vraiment avant la finale face au Sénégal

Auteur : Jongante
Date : 16 janvier 2026

À l’approche de la finale de la CAN 2025–2026 face au Sénégal, un constat s’impose : le Maroc arrive avec l’une des défenses les plus solides du tournoi. Les chiffres, les séquences de jeu et la régularité tactique confirment une équipe difficile à déséquilibrer, capable de contrôler ses matchs sans jamais s’exposer inutilement.

Un bilan chiffré impressionnant

Depuis le début de la compétition, le Maroc n’a concédé qu’un seul but en six rencontres. Un chiffre qui résume à lui seul la maîtrise défensive des Lions de l’Atlas.

En phase de groupes, le Maroc s’est imposé contre les Comores (2-0), a concédé un nul face au Mali (1-1) — seul but encaissé du tournoi — avant de dominer la Zambie (3-0).
En phase à élimination directe, la solidité s’est encore accentuée : victoire 1-0 contre la Tanzanie en huitièmes, 2-0 face au Cameroun en quarts, puis succès contre le Nigeria en demi-finale, sans encaisser le moindre but, y compris après prolongation.

Au total, le Maroc affiche donc 1 but encaissé en 6 matchs, un rendement défensif exceptionnel à ce stade de la compétition.

Des statistiques défensives qui confirment la domination

Les données avancées viennent renforcer cette impression visuelle. Sur l’ensemble de ses six matchs, le Maroc n’a concédé que 5 tirs cadrés, soit moins d’un tir cadré par rencontre. Aucun adversaire n’a réussi à cadrer plus d’une tentative face au bloc marocain.

L’indicateur des expected goals (xG) est tout aussi révélateur : 2,73 xG concédés sur l’ensemble du tournoi, preuve que les occasions adverses ont été rares et souvent peu dangereuses.

Match après match, le Maroc a su limiter les situations critiques, y compris face à des équipes réputées offensives comme le Nigeria ou le Cameroun, neutralisées sans concéder de véritables temps forts.

Les fondements de cette solidité

La principale force du Maroc réside dans son bloc compact et discipliné. Les lignes restent proches, les espaces entre défense et milieu sont parfaitement contrôlés, ce qui oblige les adversaires à jouer sur les côtés ou à tenter des frappes lointaines.

Le pressing, lui, est sélectif mais efficace. Le Maroc concède très peu de corners et récupère de nombreux ballons dans des zones intermédiaires, ce qui lui permet de garder la possession — souvent supérieure à 55 % — et de réduire le temps passé à défendre.

Dans les duels, la rigueur collective prime sur l’agressivité individuelle. Le nombre de grosses occasions concédées est extrêmement faible : une face au Nigeria, une face au Cameroun, deux contre la Tanzanie.

Le gardien marocain, peu sollicité, a néanmoins répondu présent dans les moments clés, notamment lors de la séance de tirs au but en demi-finale, confirmant la solidité mentale de l’ensemble du bloc.

Des signaux d’alerte à ne pas négliger

Cette défense quasi imperméable n’est toutefois pas exempte de failles potentielles. L’accumulation de cartons jaunes constitue un premier point de vigilance : 13 avertissements en 6 matchs, dont cinq lors du huitième de finale contre la Tanzanie. Une tension disciplinaire qui pourrait peser dans une finale sous haute pression.

Autre élément à surveiller : la relative faiblesse dans les duels aériens défensifs sur phases arrêtées longues. Le Maroc concède peu de corners, mais lorsqu’il est exposé, la domination aérienne n’est pas toujours totale.

Ce que cela signifie pour le Sénégal

Pour les Lions du Sénégal, cette analyse dessine un défi clair. Il ne s’agira pas de forcer le verrou, mais de le déplacer, de l’user, comme cela a été fait face à l’Égypte. La patience, la mobilité entre les lignes et l’efficacité sur les rares occasions seront déterminantes.

La défense marocaine est solide, mais aucune muraille n’est invincible. Et en finale, face à une équipe sénégalaise expérimentée et habituée à ce niveau, chaque détail comptera.

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