« Je pense que la génération 2002 les décomplexe » : les héros de 2002 toujours au cœur la Tanière du Sénégal.

Auteur : Jongante
Date : 17 janvier 2026

À l’aube de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Maroc, le Sénégal ne s’appuie pas seulement sur la force de son effectif actuel. En coulisses, une autre richesse nourrit l’ambition des Lions de la Teranga : l’héritage vivant de la génération 2002, pionnière et fondatrice du football sénégalais moderne.

Comme lors des trois précédentes éditions, la CAN 2025 sera remportée par un ancien international devenu sélectionneur de son pays. Walid Regragui côté marocain ou Pape Thiaw côté sénégalais. Ce dernier, sélectionneur des Lions, faisait partie de l’épopée historique de la Coupe du monde 2002, conclue par un quart de finale retentissant.

Autour de lui, plusieurs figures majeures de cette génération mythique sont aujourd’hui intégrées à l’environnement de la sélection nationale. Tony Sylva occupe le poste d’entraîneur des gardiens, Lamine Diatta est team manager, El Hadji Diouf agit comme conseiller sportif, tandis que Khalilou Fadiga accompagne le nouveau président de la Fédération sénégalaise de football. Une présence massive qui dépasse le simple symbole.

Cette génération, première à qualifier le Sénégal pour une Coupe du monde, reste une référence absolue. Ricardo Faty, ancien international, résume son importance :
« À l’instar de la génération 1998 en France, elle a inspiré beaucoup de Sénégalais. C’est la référence en termes de performance et d’identification. »

Un constat partagé par Mansour Loum, rédacteur en chef de Sport News Africa :
« Il y a pas mal de joueurs de la sélection qui ont vu cette génération à la télé. Ce sont des visages qui leur parlent. Il y a ce côté transmission. »

Depuis la CAN 2022 au Cameroun, remportée par le Sénégal, la présence de ces anciens s’est encore renforcée. Déjà sélectionneur à l’époque, Aliou Cissé, lui aussi membre de la génération 2002, avait posé les bases de ce pont entre les époques. Une continuité assumée et assumante.

Selon Mansour Loum, leur rôle va bien au-delà du discours :
« Ils sont très, très, très importants. Il y a beaucoup de bienveillance, ils les encouragent beaucoup. Je pense que la génération 2002 les décomplexe. Ils leur disent : “Nous, à notre petit niveau, on a réussi à faire ça. Vous êtes dans des meilleurs clubs, mieux structurés, vous devez faire mieux.” Il n’y a pas de jalousie. »

Malgré le sacre continental de 2022, qui a offert au Sénégal son premier titre africain, le rapport symbolique entre les deux générations n’a pas été inversé. Les anciens conservent un statut particulier, forts d’un quart de finale mondial, quand la génération Mané s’est arrêtée en huitièmes en 2022.

Mais l’histoire est en marche. À l’heure d’aborder une nouvelle finale continentale, puis une Coupe du monde à venir en Amérique du Nord, les Lions actuels semblent armés pour écrire leur propre légende. Avec, en ligne de mire, un possible France–Sénégal en phase de groupes, qui raviverait bien des souvenirs chez leurs glorieux aînés.

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