La sortie de terrain de plusieurs joueurs sénégalais dimanche lors de la finale de la CAN 2025 a rappelé un précédent marquant impliquant Lionel Messi avec l’Argentine.
Le contexte n’était pas tout à fait le même mais il présentait certaines similitudes. Lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 face au Maroc (1-0 après prolongations), des joueurs sénégalais ont quitté temporairement la pelouse dans le temps additionnel pour protester contre un penalty accordé aux Marocains.
Un épisode qui fait écho à une scène survenue le 21 novembre 2023, lorsque Lionel Messi avait refusé de faire débuter un match de qualifications pour la Coupe du monde 2026 entre le Brésil et l’Argentine au Maracanã. À l’époque, le capitaine argentin dénonçait des violences policières à l’encontre de supporters argentins en tribunes.
Après les hymnes nationaux, les champions du monde avaient quitté le terrain. « Nous n’allons pas jouer, nous partons ! », avait lancé Lionel Messi. Le coup d’envoi avait finalement été retardé de trente minutes, le temps que la situation se calme. L’Argentine s’était ensuite imposée 1-0.
À l’issue de la rencontre, Messi avait assumé son geste, expliquant qu’il s’agissait du seul moyen de calmer les tensions et de protéger les supporters, dont certains membres de familles de joueurs présents dans le stade.
La FIFA avait ouvert des enquêtes disciplinaires contre les deux fédérations. Seule l’Argentine avait été sanctionnée d’une amende de 20 000 francs suisses pour le comportement de ses supporters. Les joueurs argentins, ainsi que Lionel Messi, avaient été absous pour avoir quitté la pelouse avant le coup d’envoi.
Dans le cas de la finale Sénégal–Maroc, la situation relève exclusivement de la Confédération africaine de football. La CAF a annoncé l’ouverture de procédures disciplinaires et appliquera son propre code, indépendamment de la FIFA.
Ce parallèle avec le précédent Messi relance le débat sur les limites de la contestation sur le terrain et sur la manière dont les instances disciplinaires apprécient ces actes, selon le contexte et la compétition.
