À la veille du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino, est sorti du silence après le refoulement controversé de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan par les autorités américaines.
Présent à Mexico mercredi, le patron du football mondial a qualifié la situation de « malheureuse », tout en rappelant les limites d’action de la FIFA dans ce type de dossier. « C’est malheureux ce qui lui est arrivé, mais nous ne contrôlons pas tout », a déclaré Infantino, soulignant que l’instance dirigeante du football mondial ne pouvait pas intervenir dans les décisions souveraines liées à la sécurité et à l’immigration.
Sélectionné parmi les 52 arbitres retenus pour officier lors du Mondial 2026, Omar Artan devait entrer dans l’histoire en devenant le premier arbitre somalien à diriger un match de Coupe du monde. Désigné meilleur arbitre africain en 2025 par la Confédération africaine de football, le juge de 34 ans avait déjà officié dans plusieurs grandes compétitions continentales, notamment la CAN.
Mais son rêve s’est brutalement arrêté samedi dernier à l’aéroport de Miami. Malgré un visa jugé valide selon ses proches, l’arbitre somalien a été empêché d’entrer sur le territoire américain avant d’être renvoyé vers Mogadiscio.
Selon un responsable du département d’État américain cité par l’AFP, Omar Artan aurait été associé à des individus soupçonnés de liens avec des organisations terroristes, une situation qui aurait motivé son interdiction d’entrée aux États-Unis. Une justification qui continue de provoquer une vive polémique en Somalie et dans plusieurs pays africains.
Entre frustration et incompréhension, cette affaire a rapidement dépassé le cadre sportif, relançant les débats autour de la politique migratoire américaine à l’approche d’un Mondial coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Auteur : Jongante
Date : 11 juin 2026
