À quelques jours de l’entrée en lice du Sénégal à la Coupe du monde 2026, l’optimisme reste intact chez les anciens Lions. Vingt-quatre ans après l’exploit historique de 2002 face à la France, l’ancien capitaine sénégalais El-Hadji Diouf affiche une confiance totale envers la génération actuelle, qu’il estime capable de marquer l’histoire du football africain.
Pour le double Ballon d’Or africain, les résultats mitigés des matchs amicaux ne doivent pas être interprétés comme un mauvais signal avant le Mondial. Battus par les États-Unis (3-2) puis tenus en échec par l’Arabie saoudite (0-0), les Lions de Pape Thiaw restent, selon lui, sur la bonne voie.
« Les matchs amicaux servent à se préparer. Cela ne sert à rien de gagner les matchs de préparation et de perdre les matchs officiels. Il existe des défaites constructives, et celle contre les États-Unis en fait partie. Le plus important est d’être prêt le jour J », a confié l’ancien attaquant dans un entretien accordé à 221foot.
Pour appuyer son argumentaire, El-Hadji Diouf a rappelé un souvenir marquant de la génération 2002. Avant le Mondial en Corée du Sud et au Japon, le Sénégal avait lui aussi terminé sa préparation par une défaite contre l’Arabie saoudite (2-1), provoquant l’inquiétude des supporters avant le choc contre la France.
Mais l’histoire avait pris une tournure inattendue. Le 31 mai 2002, les Lions avaient créé l’un des plus grands exploits de l’histoire de la Coupe du monde en battant les champions du monde français (1-0) grâce à un but de Papa Bouba Diop.
Convaincu que les grandes compétitions révèlent les véritables leaders, El-Hadji Diouf estime que cette génération possède les qualités nécessaires pour répondre présente sous pression.
« Le conseil que je donne aux joueurs, c’est que c’est dans les grandes compétitions que l’on reconnaît les meilleurs. Je fais confiance à nos jeunes. Les Sénégalais ont toujours su répondre présents lors des grands rendez-vous », a-t-il affirmé.
Plus ambitieux encore, l’ancien numéro 11 des Lions nourrit un rêve immense : voir le Sénégal devenir la première nation africaine à atteindre une finale de Coupe du monde.
« Ce que je souhaite, c’est une victoire contre la France et voir l’équipe se qualifier jusqu’en finale. Ce serait la première équipe africaine à disputer une finale de Coupe du monde. Nous en avons les capacités », a-t-il lancé.
L’ancien international échange régulièrement avec certains cadres de la sélection, notamment Sadio Mané et Idrissa Gana Gueye, auxquels il rappelle souvent l’impact historique de la victoire contre la France en 2002.
« Aujourd’hui, c’est vous qui avez l’histoire entre les mains. C’est à vous de faire courir et vibrer les supporters », leur glisse-t-il.
À ses yeux, le match d’ouverture contre la France représente déjà un tournant majeur dans le parcours des Lions.
« Le match contre la France est notre première finale. Nous devons le gagner », a insisté El-Hadji Diouf, tout en appelant les Lions à rester vigilants face à la Norvège et à l’Irak dans une poule qu’il juge très compétitive.
Malgré son immense ambition, l’ancien capitaine préfère retenir un principe simple : réussir son entrée dans la compétition pour nourrir de plus grandes ambitions.
Le Sénégal débutera sa Coupe du monde le 16 juin face à la France, dans un duel déjà chargé d’histoire et de symboles.
Auteur : Jongante
