À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévu le 11 juin à Mexico, la FIFA a officiellement augmenté les dotations financières accordées aux 48 sélections qualifiées. Une décision qui pourrait considérablement soulager les fédérations africaines, dont le Sénégal, confrontées à des coûts logistiques de plus en plus élevés.
Auteur : Jongante
Date : 7 juin 2026
Selon plusieurs informations relayées par des médias spécialisés, chaque sélection participante bénéficiera désormais d’une prime minimale garantie de 12,5 millions de dollars, avant même le début de la compétition. Ce montant comprend une prime de préparation portée de 1,5 à 2,5 millions de dollars, ainsi qu’une prime de participation augmentée de 9 à 10 millions de dollars.
Cette hausse intervient dans un contexte particulier. Avec le passage historique de 32 à 48 équipes, la FIFA s’attend à générer près de 9 milliards de dollars de recettes, un record dans l’histoire du football mondial. Face à cette manne financière, plusieurs fédérations, soutenues notamment par l’UEFA, avaient plaidé pour une révision des montants initiaux, estimant que les dépenses liées à un Mondial organisé sur un territoire aussi vaste que l’Amérique du Nord étaient largement sous-évaluées.
Réuni à Vancouver à la fin du mois d’avril, le Conseil de la FIFA a finalement validé une enveloppe globale estimée à 871 millions de dollars, soit une augmentation d’environ 15 % par rapport aux premières prévisions. Quant au futur champion du monde, il pourrait recevoir 50 millions de dollars supplémentaires, un montant jamais atteint auparavant.
Une bouffée d’oxygène pour les sélections africaines
Pour les sélections africaines, ces ressources représentent une véritable bouffée d’oxygène. Les dépenses restent toutefois importantes. Entre les billets d’avion, les hôtels, les transports internes et la restauration, la facture grimpe rapidement à plusieurs millions de dollars.
Dans le cas du Sénégal, les Lions de la Teranga ont d’abord effectué un stage de préparation à Dakar avant de rallier les États-Unis, où ils ont disputé un match amical contre les Américains en Caroline du Nord. Un séjour coûteux, surtout lorsque certaines nuitées dans des hôtels quatre ou cinq étoiles avoisinent les 400 euros par personne.
La FIFA prend néanmoins en charge une partie des dépenses à partir de cinq jours avant le premier match officiel. Les fédérations doivent donc financer elles-mêmes une partie importante des préparatifs en amont. Pour équilibrer leurs budgets, elles s’appuient souvent sur les sponsors, les recettes des rencontres amicales et parfois des soutiens publics, même si ces derniers tendent à diminuer.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est félicité de la santé économique de l’instance mondiale, évoquant une situation financière « la plus solide de son histoire » et assurant que ces revenus permettront de soutenir davantage le développement du football mondial.
Pour le Sénégal, cette hausse des primes pourrait constituer un levier important, aussi bien pour la préparation du Mondial que pour les investissements futurs dans le football national.
